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FAQ
- Bouygues Bâtiment Ile-de-France, filiale francilienne de Bouygues Construction : garant de toute l’opération de conception et réalisation (bâtiments et systèmes) et mandataire du groupement,
- Thales : conception, réalisation, exploitation des systèmes d’information et de communication et de sûreté,
- Sodexo : exploitation des services, conception exploitation des espaces de restauration,
- Dalkia : conception, réalisation, exploitation des solutions énergétiques du site,
- Exprimm : exploitation, maintenance et entretien des sites,
- FIDEPPP et SEIEF : partenaires financiers privés,
- Caisse des Dépôts : partenaire financier public.
Ces sociétés sont actionnaires d’Opale-Défense.
Un maître d’œuvre est celui qui est chargé de la conception et des études, puis du suivi des travaux et de la coordination, pour le compte d’un client.
Trois agences d’architectes ont travaillé à la conception des bâtiments neufs ou à la rénovation des bâtiments existants :
• Nicolas Michelin, A/NM/A (Agence Nicolas Michelin et Associés), pour la partie centrale du site : la parcelle Valin et le bâtiment principal du ministère, ainsi que pour le bâtiment situé sur la Cité de l’Air en bordure de l’avenue de la Porte de Sèvres. A/NM/A est également coordonateur de l’ensemble du projet architectural.
• Jean-Michel Wilmotte pour les quatre immeubles locatifs de bureaux sur la Corne Ouest, la parcelle la plus occidentale.
• Pierre Bolze de l’Atelier 2/3/4/ pour la rénovation des bâtiments de la Cité de l’Air.
Un maître d’ouvrage est une personne physique ou morale pour qui sont réalisés des travaux.
Le ministère est conçu comme une machine naturelle. Sa toiture plissée en trois cheminées majeures complétées de cinq cheminées mineures et son plan original en cour-jardin, assureront pour la quasi-totalité des bureaux une ventilation naturelle assistée. Le bâtiment fonctionnera naturellement et de manière autonome dix mois par an.
L’été, l’air neuf, pris dans les cours, rafraîchi par les plantes et l’eau, sera capté jusqu’au faîtage d’où il sera extrait naturellement grâce au gradient thermique et au vent. Ce dispositif de ventilation naturelle tirera parti à la fois des vents dominants et des différences de températures. L’hiver, l’air tiré par les cheminées sera réchauffé durant son parcours. Les cheminées, équipées d’échangeurs, opèreront au passage de l’air extrait, une récupération d’énergie gratuite. Ces cheminées seront le point d’aboutissement d’une multitude de gaines qui prélèveront dans chaque bureau un tirage d’air avec les mêmes performances garanties qu’un système mécanique performant type double flux. Sur le plan de l’exploitation, la quasi absence d’organes mécaniques sera aussi un facteur de simplification de l’entretien et d’économies.
La toiture captera l’énergie solaire sur 7 000 m². Ce système permettra la production de ~ 10 kWhep/m²/an, ce qui en fera la plus grande toiture solaire de Paris. Cette toiture, geste architectural fort, sera rendue techniquement possible grâce à l’utilisation de panneaux mono cristallins (couleur zinc des toits parisiens).
Enfin, des systèmes de géothermie et de récupération de chaleur seront intégrés au bâtiment. C’est donc un dispositif très novateur qui sera mis en place, une architecture écologique qui répondra aux attentes et aux besoins du XXIème siècle.
La circulation de l’eau est un système naturel pour rafraîchir l’air des bureaux. Ainsi, les patios végétalisés sont des îlots de fraîcheur en été grâce à l’évaporation de l’eau contenue dans les plantes et les bassins des jardins. Ces patios seront arrosés grâce à l’eau de pluie récoltée sur les toitures stockée et réutilisée.
L’air neuf sera aspiré dans les patios-jardins, permettant à la végétation de jouer un rôle important dans l’amélioration de la qualité de l’air intérieur. Les performances de ce bâtiment lui permettront d’être une référence énergétique durable et de respecter les futures normes thermiques. Les consommations de chauffage, climatisation des seules salles informatiques et des locaux enfouis, éclairage, ventilation, eau chaude seront divisées par près de trois par rapport à la future réglementation thermique applicable en 2012 ; en particulier, les besoins annuels de chauffage seront divisés par 3 par rapport à ceux d’un bâtiment passif. Le bâtiment assurera de manière naturelle ses besoins de chaud, de froid et de ventilation pendant dix mois de l’année.
Plus de 75 % des besoins annuels de chaud seront couverts par récupération et réutilisation de l’énergie habituellement dissipée en pure perte. Plus de 90 % des besoins annuels de froid seront couverts de manière passive par utilisation de la nappe phréatique en échange dans les plafonds rayonnants. Au total, 80 % des besoins de chauffage, climatisation, groupes géothermiques, eau chaude (restauration comprise), seront couverts par des énergies renouvelables produites sur le site en autosuffisance.
Le bâtiment ainsi conçu s’insère complètement dans le plan climat de Paris et dans le Grenelle de l’environnement dont il constitue probablement la première réalisation architecturale de grande ampleur.
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contenu éditorial
Nuisances sonores : un bilan hebdomadaire est assuré par l’intermédiaire de sonomètres installés sur le site. Nuisances visuelles : le chantier est clos à 100%. Nuisances olfactives : au fur et mesure de la démolition, les dégagements de poussières sont systématiquement arrosés par l’intermédiaire des pelles mécaniques équipées d’un dispositif d’arrosage intégré ou de lances à eau appropriées. [...]